Comment les cryptomonnaies sont-elles imposées en France ?
En France, les gains réalisés lors de la cession de cryptomonnaies sont imposés en tant que plus-values sur actifs numériques. Depuis 2023, le taux d'imposition par défaut est le PFU de 30 %, comprenant 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de charges sociales. Ce régime s'applique aux ventes, aux échanges entre cryptomonnaies et aux conversions en monnaie fiduciaire.
Les gains sont calculés comme la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition, ajustée en proportion du portefeuille total de cryptomonnaies cédé. La France utilise une méthode du coût moyen pondéré : chaque cession déclenche une plus-value ou une moins-value calculée sur la fraction du portefeuille global cédée par rapport à son coût total de revient.
À compter de la déclaration 2024, les contribuables peuvent opter pour le barème progressif plutôt que pour le PFU si leur taux marginal d'imposition est inférieur. Les moins-values réalisées au cours de la même année peuvent être imputées sur les plus-values ; les moins-values non utilisées ne sont pas reportables.
La simple détention de cryptomonnaies sans cession, ou le transfert entre ses propres portefeuilles, ne constitue pas un fait générateur d'imposition. Les revenus du minage et ceux issus du staking ou de la DeFi peuvent être traités différemment (éventuellement comme des BNC), et les règles dans ce domaine continuent d'évoluer.
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